Vous devez bien avoir encore en mémoire ce conseil que nous avait donné le vieux Dick Brunell alors que vous étiez à l'université: never let it get preciousdisait-il en parlant d'une oeuvre en cours. Une oeuvre qui va bien et qu'on a peut-être peur de gâcher et qu'on traite comme un objet précieux. J'ai commencé hier une grande toile avec cette femme sans savoir où je m'en allais. Je la trouvais si belle, la femme, que la pensée de Brunelle m'est venue à l'esprit.
Je me suis laissé aller à la fantaisie, cherchant le contexte où elle allait passer le reste de ses jours. Et bien croyez-le ou non, elle est tombée amoureuse. la jeune et jolie fleuriste. Amoureuse de qui? L'histoire ne le dit pas. Mais moi, je lui ai envoyé des fleurs.
Dans la même ligne de pensée, voici ce que j'ai au chevalet aujourd'hui. J'aime bien ce qu'il y a de fait, mais je vous promet de traiter le reste sans jamais que ça ne devienne précieux.
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Et il se termine comment ce tableau pas précieux ?
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