Steve Jobs
Steve Jobs est mort hier.
C'est Benoît qui me l'a annoncé ce matin… par email. Mais Benoît est un farceur, le gars qui raconte des histoires, le joueur de tours. Quand j'ai lu son email, je n'y ai pas cru. Je me suis dis que c'était une blague et qu'elle n'était pas drôle du tout. Je n'arrivais pas à croire que Steve Jobs était mort parce que Jobs est un éternel et que les éternels ne peuvent pas mourir. Comme mon propre père qui était, lui aussi, à mes yeux, un éternel. Comme ces gens qu'on aime si fort qu'on leur invente l'éternité. Steve Jobs est mort, comme mon père est mort. L'éternité, c'est un mensonge.
Tous mes amis qui m'ont écrit aujourd'hui et qui ont l'âge que j'ai m'ont parlé de la mort de Steve Jobs. Tous. Pas d'exceptions. Et dans les mots derrière lesquels ils cachaient leur frayeur, je comprenais qu'ils me parlaient d'eux-mêmes. Comme si tout à coup la réalité s'illuminait en lettres de néon grandes comme celles de Las Vegas ou de New-York: Nous sommes éphémères.
Nous savions tous que Steve allait mourir bientôt, le jour où il avait annoncé sa démission chez Apple. Nous le savions tous parce que des gars comme Jobs ne démissionnent jamais, à moins d'être arrivés at the end of the line. Terminus, tout le monde descend! Et pourtant je me demande encore si c'est un mauvais rêve…
Steve Jobs a changé le monde. J'écris ces lignes sur un Mac. Son Mac. Je n'ose même pas commencer à penser à tout ce que la machine de Jobs a fait pour nous. L'héritage est plus grand que les dollars qui restent derrière lui.
La première campagne d'Apple disait que l'ordinateur était the computer for the rest of us. En mettant sa machina à la portée de tout le monde, Jobs nous a sorti de nos terriers de nos espaces de nos distances de nos différences. Et si la Paix arrive un jour, ça ne sera pas la faute de John Lenon mais celle de Steve Jobs. Jobs a réuni les hommes de toute la planète. Il a créé le village global dont nous parlait MacLuhan. Il l'a fait à contre courant. Et aujourd'hui on ne peux même pas imaginer le monde sans Jobs.
Et si jamais, si jamais il y avait là-haut ce paradis que nous promettent quelques fous depuis toujours, tenez vous bien. Car Jobs and God vont faire une équipe d'enfer et Dieu seul peut imaginer où ça va nous conduire. Dieu seul… et Jobs peut-être.
Claude A Simard
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.